
Aaaaaaah l’objectif idéal !!! C’est comme l’appareil photo parfait, ça n’existe pas !
Néanmoins, Nikon nous a sortit une petite perle qui mérite qu’on s’intéresse à elle. Il s’agit du Nikkor 28-300 3,5-5,6.
Au départ, je n’étais pas très emballé par cet objectif. Habituellement, je suis plutôt attiré par les grandes ouvertures, et j’ai même une certaine passion pour les optiques fixes.
C’est l’éminent confrère Tristan Shu qui m’a convaincu que cet objectif avait tous les atouts pour me séduire. Après qu’il m’ait prêté le sien 1 journée, je me suis dit que ça valait la peine de m’en offrir un pour le tester dans diverses conditions. D’autant plus que quand je l’ai commandé, il y avait une offre comme Nikon nous en propose régulièrement, à savoir des réductions avantageuses sur leur gamme optique. On le trouve actuellement à 900€ TTC !!!
Une fois sortit de la boite, j’ai tout de suite été rassuré, le caillou semble solide et esthétiquement rappelle les objectifs pro de la marque.

Il est bien sûr muni du VR (Vibration Reduction) et de son inséparable bouton Normal/Active (utile pour les photos embarquées, par exemple en voiture ou en hélicoptère), mais il y a également un blocage en position 28 mm, bien utile lorsqu’on le transporte à l’épaule, et c’est d’ailleurs en partie le but de n’avoir qu’un seul objectif, exit le gros sac de moults kilos.

Justement, quels sont les intérêts de cet objectif?
1) Tout d’abord, il couvre une plage focale impressionante, on passe de 28 mm à 300 mm en un rien de temps, et sans changer de lentille, donc il est le compagnon idéal du reportage, de la photo aérienne, du montagnard et tout simplement du photographe qui fait la chasse au poids.

1/320 – f10 – 200 iso
2) il est compatible avec les boitiers full frame (24 x 36), et c’est suffisamment rare ce genre d’objectif à tout faire sur les plein formats pour le signaler.

3) à l’heure actuelle, les boitiers Nikon n’ont pas peur des haut isos, faire des images à 1600 iso est devenu monnaie courante, même sans traitement la photo reste propre, la faible ouverture n’est donc plus un handicap.

crop env 100% – 1/4000 – f7,1 – 1600 iso – 300mm
4) Et la profondeur de champ me direz-vous… f5,6 à 300 mm, d’autant plus qu’il autorise une mise au point à 50 cm, ça gère. Certes, ce n’est pas du f2 à 50 mm, mais ça fonctionne, on peut isoler le sujet.

1/2000 – f5,3 – 400 iso – 90mm
5) L’autofocus est très correct, j’ai même réussi à faire des photos de petits oiseaux en vol sans que l’af ne patine trop.

1/3200 – f5,6 – 1600 iso – 300mm
6) Il permet de faire de la proxi-photographie !!! Un vrai plus aussi bien pour le reportage que pour le photographe aimant les balades naturalistes.

Vous l’aurez compris, il est aujourd’hui mon compagnon de tous les jours, que ce soit en reportage ou lors de randonnées en montagne, au point que mon 50mm commence à le jalouser.
À l’heure où cet article vient d’être posté, je suis d’ailleurs en train de l’utiliser pour faire de la photo aérienne. Là ou il n’y a pas si longtemps, je partais avec 3 boitiers, chacun équipé d’un objectif, quel progrès !
Bien évidemment, malgré son piqué très correct, il ne remplacera pas mes fidèles cailloux sur les gros shootings.
Au niveau de l’encombrement, pour vous faire une idée, voici 2 photos, l’une à 28 mm, l’autre à 300 mm, entouré du 70-200 et du 50 mm.

Pour conclure, je le conseille à tous les possesseurs d’un boitier Nikon full frame qui souhaitent un objectif à tout faire, que ce soit pour voyager léger ou pour ne pas avoir à changer d’optique et pourtant couvrir la majorité des besoins.
Un mot pour le résumer: la polyvalence !
Place aux images, toutes faites avec le couple D3s + 28-300 dans le but de le tester et d’illustrer cet article:

Cliquez sur l’image pour accéder à la galerie 28-300
Merci à l’ami Steph Fargues qui m’a offert quelques tricks afin de rendre ce portfolio un peu moins contemplatif.
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