Lors du dernier shooting de Sativa, j’ai profité de la présence de TomTom pour lui tirer le portrait.
Tout d’abord, qui est TomTom?
Et bien c’est un p’tit mec bien sympa que j’ai eu l’occasion de connaitre en faisant des photos de ski freestyle. Il se trouve que c’est un réél accrobate du ski! L’Hiver dernier, il s’était même porté volontaire pour jouer le modèle pour les catalogues de lunettes de soleil Tahö et X-clone, réalisées par votre serviteur. Outre ses talents de freestyleurs, TomTom est également shaper sur le snowpark de Tignes (étonnant non?) et gravite au coeur du crew du Sativa Sound System, encore un reggaeman.
Pour revenir à nos moutons, lors de ce dernier shoot, ce cher TomTom était présent et a joué à l’assistant qui tient le réflecteur, déplace les flashes et lance des feuilles mortes sur les modèles (enfin essaye). Du coup, entre 2 coups de flashes sur les Sativa, j’ai fais quelques images de notre New-Yorkais du 73.
Pour une fois, pas de schéma d’éclairage puisque les images ont été réalisées en lumière naturelle, avec parfois l’aide d’un réflecteur. La seule photo “flashé” et celle où il est adossé au mur graphé, et correspond au schéma de l’article précédent.
Voici donc la série de TomTom lors du shooting Sativa:
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et quelques images de TomTom, toujours, mais cette fois issues des catalogues Tahö et X-clones:
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ps: Si vous passez par là et que vous représentez, ou êtes en contact avec, une marque de ski, de wear ou autre, sachez que TomTom n’a pas de sponsor mais un vrai talent de skieur et un coeur GROS COMME CA!
Comme prévu, j’ai de nouveau rencontré les p’tits gars du Sativa Sound System pour une séance shooting avec le MC et le Selecta. C’est-à-dire Lexaï et Shifty !
Cette fois-ci, nous avons opté pour un spot que j’avais repéré depuis pas mal de temps et que je m’étais mis de côté pour une occasion de ce genre. Nous voilà donc partis avec avec ma PicNic mobile, reggae music à fond les ballons, finalement pas si désagréable à mes oreilles de rockeur .
Une fois arrivés sur le lieu du crime, c’est le moment du repérage, et là, dans ce squat recouvert de graffs, un bout de mur vierge s’offre à nous. La décision est prise, c’est par là que nous allons commencer. Quelques coups de bombe plus tard, les lumières sont en place, quelques tests, quelques ajustements, et c’est partis. Les jeunes sont un peu coincés au début, il faut dire aussi qu’en musique d’ambiance, mon iphone crachait du AC/DC ! Pas vraiment de quoi inspirer mes 2 rastafaraï. Du coup, Shifty sort son phone et nous balance un petit dubplate. Le shoot peut enfin commencer! Les 2 jeunes se lachent et partent en impro, cool!
Ensuite, nous décidons d’exploiter la lumière naturelle (pas très généreuse) et surtout les graffs déjà en place. S’ensuivent quelques portraits solos et de nouveau des shoots des 2 compères.
N’oublions pas la présence de TomTom, dont j’aurai l’occasion de vous parler plus tard, qui une fois de plus a bien assuré dans le rôle de l’assistant. Merci mec!
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Du côté de la technique:
Pour le shoot en intérieur, j’ai utilisé 2 flashes snootés pour les modèles et un flash avec une gélatine verte pour le fond. Cette fois-ci, le vert fait référence au nom du groupe: SATIVA. La difficulté était de bien éclairer les 2 zikos qui bougeaient dans tous les sens, sauf quand j’arrivais à les canaliser . Pour les vues plongeantes, j’ai utilisé un escabeau.
Voir le schéma d’éclairage ci-dessous:
Pour les vues extérieures, j’ai principalement utilisé un flash snooté parallèle au mur. Pour les photos en 2 plans (1 modèle net, l’autre flou), ce flash était dirigé vers le personnage du fond (flou) et un réflecteur renvoyait la lumière du soleil sur le personnage du premier plan, selon le schéma d’éclairage suivant:
En conclusion, une après-midi bien sympa, un mini road trip reggaeman, des odeurs de peinture, quelques bonnes rigolades et un sound system happy-face d’avoir de nouvelles images. Bref, un shooting comme je les aime!
Sativa Sound System, comme son nom l’indique, est un sound system de reggae composé d’un selecta (DJ) en la personne de Shifty et d’un MC qui est Lexaï. Cela fait maintenant 2 ans qu’ils jouent ensemble et 1 an qu’ils représentent dans les soirées de Haute-Tarentaise.
Ces petits jeunes sont plein de projets et aimeraient, entre autre, remettre au goût du jour les évennements mélant la musique et les sports de glisse. En effet, le crew qui gravite autour de Sativa Sound est essentiellement composé de musiciens et de riders (ski, snowboard,…).
C’est donc pour faire la promotion de leurs activités artistiques que nous nous sommes rencontrés. De cette rencontre sont nés plusieurs projets photographiques, tantôt juste le sound system, tantôt le crew au complet.
Dans un premier temps, rendez-vous était pris ce Vendredi pour shooter le binôme… Mais, une galère d’auto-stop a fait que Lexaï n’a pu être présent qu’à la fin de la scéance. Donc partie remise! Mais… nous en avons tout de même profiter pour faire des images avec Shifty. Malgré un froid à faire trembler un pingouin, il s’est très vite sentis à l’aise face à mon objectif. J’en profites d’ailleurs pour remercier Tomtom d’avoir joué l’assistant de fortune et de s’être gelé les doigts en tenant un flash. Merci mec!
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Du côté de la technique:
Pour les photos de types HDR avec l’immeuble en fond, j’ai tout d’abord fait un bracketing sur le décor, sans le modèle, puis j’ai assemblé ces vues à l’aide du logiciel Photomatix. Puis, scéance “normale” avec Shifty (en concervant le même cadrage). Ensuite, détourage et replacement sur la vue hdr. Sur ces vues, j’ai utilisé 2 flashes, comme le montre le schéma d’éclairage suivant:
Pour les autres photos, je suis resté dans une approche plus classique, moins orientée retouche. Les images avec l’immeuble en arrière-plan ont le même plan d’éclairage que les vues hdr. Les photos dans l’encadrement de fenêtre plan large, l’encadrement de porte et avec les escaliers sont éclairées par un flash snooté à gauche du boitier dirigé sur le visage du modèle. Au départ, je voulais installer un flash à l’intérieur pour éclairer l’intérieur, mais c’est là que j’ai atteint les limites du système de déclenchement Nikon (vivement les pockets wizards II pour Nikon).
Pour les plans plus serrés, j’ai utilisé un flash snooté à gauche du boitier pour le visage et un flash avec dôme de diffusion pour éclairer l’arrière-plan et pour “décrocher” le sujet. Voir le schéma d’éclairage ci-dessous:
Autre chose, pour les photos avec l’immeuble en arrière-plan, j’ai utilisé la télécommande afin de pouvoir discuter avec Shifty sans être l’oeil rivé au viseur (idée qui m’avait été suggérée par Greg il y a quelques temps). L’utilisation du grand angle à f4,5 à rendu cette technique possible car la mise au point demande “moins de précision” qu’avec un téléobjectif f2,8 par exemple.
En conclusion, encore une rencontre fort sympathique et instructive, ainsi que plein de projets avec le crew. Tout comme j’aime quoi…
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Toujours dans le cadre de mes recherches personnelles sur le portrait, Philippe s’était porté volontaire pour une scéance (peut-être plusieures). Lors de notre rencontre pour discuter du sujet abordé, j’ai évoqué l’univers du poker, du jeu. Philippe a plutôt semblé intéressé par l’idée. Nous avons donc creusé un peu le sujet et il en est ressortit l’envie d’une ambiance un peu prohibition. Bien entendu, les idées de mises en scènes et de décors ont affluées dans mon esprit, mais comme d’habitude, il faut faire avec les moyens du bord. Pour situer l’action, nous sommes dans une station de sports d’Hiver en Automne! Autant dire: au calme! Ce qui veut dire que pour le décor nous avons dû nous contenter d’une cave, de morceaux de carton et de divers accessoires récupérés dans nos demeures respectives. Une vraie bonne leçon de Do It Yourself !
Pour l’éclairage, j’ai opté pour une ambiance verte pour palier au fond “inexistant”. D’abord parce que le vert c’est la couleur du jeu et des dollards. Mais aussi pour le côté symbolique de cette couleur à la fois étrange et complexe qui vient de sa double polarité: mélange de rouge et de jaune – vert du bourgeon≠vert de la moisissure -> vie≠mort -> victoire≠défaite. Le vert est également l’image des profondeurs et de la destinée (source: dictionnaire des symboles). Tout celà peut paraitre un peu “too much”, mais c’est ce qui m’a décidé à définitivement utiliser cette ambiance verte. J’ai donc monté une gélatine verte sur un flash, le tout au travers d’un parapluie blanc translucide pour minimiser les ombres.
Par contre, pour le modèle, je tenais à conserver des teintes naturelles, d’où la non utilisation de gélatines avec la grid et le snoot et une balance des blancs mesurée avec la lumière des flashes.
Bien que j’ai opté pour une ambiance colorée, certaines images méritaient, à mon sens, un traitement noir et blanc. Il y a donc 2 galeries, une pour la couleur et une pour le noir et blanc, comportant chacune des images différentes.
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Voici, ci-dessous, le schéma d’éclairage global. Il faut noter que les réglages des flashes et que leur position peut varier en fonctions des images.
En conclusion de ce shooting, plusieurs choses me viennent à l’esprit.
Tout d’abord, je tiens à féliciter Philippe pour ses talents de comédien et pour sa patience (certaines photos ont nécessité de nombreuses prises pour arriver à ce que je souhaitai). Merci Phil !
Ensuite, je pense que sur le prochain shoot de ce genre, il faudra que je m’organise un peu plus à l’avance. C’est-à-dire mettre par écrit les idées de “scénario” et le plan d’éclairage adapté. En effet, une fois dans le feu de l’action, j’ai tendance à me laisser emporter et à oublier certaines idées.
Ce shoot m’a également rappelé que l’apprentissage de l’éclairage au flash est un long chemin. Par exemple, matérialiser mentalement la projection des ombres pour en tenir compte dans le cadrage, voilà une chose pas évidente.
Voilà pour le bilan.
Quoiqu’il en soit, j’ai passé un sympathique moment avec Philippe qui s’est vraiment pris au jeu et j’ai hâte de réitérer l’expérience.
Cela fait un petit moment que je n’ai pas posté de billet pour cause de rangement et de classement dans les disques durs. Plusieurs articles sont cependant au stade de projet, voir en cours de réalisation.
En attendant, je voulais vous faire découvrir le nouveau site d’un photographe que j’apprécie beaucoup, notamment pour son travail, mais également pour les précieux conseils qu’il a pu me donner tout au long de ma vie photographique. Je vous laisse donc découvrir:
Ces derniers temps, je suis de plus en plus attiré par la photographie à dimension humaine. Je recherche le contact, l’échange…
D’un point de vue photographique, j’ai également l’envie de réussir à diriger un modèle tout en créant un univers, une ambiance, un scénario; Le tout avec un éclairage travaillé. Voilà de grands défis!!!
Dans cette recherche de contact, j’ai passé une annonce sur Facebook afin de trouver des personnes intéressées. J’ai eu plusieurs réponse et donc tout un tas de projets.
Voici le premier:
Caroll a répondu positivement à ma demande sur FB, en me disant qu’elle était prête à poser pour moi, mais sans idées précises. Nous en avons donc discuté ensemble et de ce dialogue sont ressorties plusieurs idées. Les mots qui ont attiré mon attention étaient: bleu de travail, mécanique, voiture. Je me suis donc mis en quête d’une idée de scénario et d’un lieu adaptés. Finalement, pour le scénario, c’était plutôt évident! Pour le lieu, j’ai opté pour un parking souterrain (que certains reconnaitrons certainement), d’une part pour l’ambiance qui s’en dégage, et d’autre part pour le faible éclairage du lieu qui me permet un réglage des flashes assez fin.
La scéance s’est très bien passée et Caroll s’est rapidement trouvée en confiance. De mon côté, j’ai encore énormément de travail pour arriver à ce que je veux, mais je suis tout de même assez satisfait de ce shooting d’un genre nouveau pour moi. J’en profites d’ailleurs pour remercier Caroll de s’être prêtée au jeu et de m’avoir fait confiance.
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D’un point de vue purement technique:
J’ai utilisé 2 objectifs au cours de la scéance, d’abord le Nikkor 50 mm f/1,8 , puis le Nikkor 70-200 mm f/2,8. Ces 2 cailloux ont un excellent piqué et une très bonne luminosité. J’ai eu pas mal de soucis de mise au point avec le 50 mm, à cause du manque de lumière, mais très peu avec le 70-200 mm. Au final, je suis d’ailleurs bien plus satisfait des images faites avec ce dernier.
Du côté des exifs, le boitier était calé sur 400 iso, 1/60ème de seconde à f/2,8 pour toutes les photos. J’ai utilisé 3 flashes à des puissances différentes, 2 dans des parapluies en shoot-thru et un nu avec une gélatine bleu-vert. J’ai déplacé les éclairages en fonction des angles de prise de vue au fur et à mesure de la scéance, mais globalement, le schéma d’éclairage est resté le même et correspondait à ceci:
En conclusion, une super expérience, à renouveler très vite!
Les 22 et 23 Août derniers s’est déroulée la coupe de France de VTT à Val d’Isère.
Cette compétition est divisée en 3 épreuves indépendantes, il y a le cross-country (4ème manche), la descente (4ème manche) et le trial (3ème manche).
J’y suis allé le Dimanche pour couvrir l’épreuve de descente. Pourquoi le downhill? Déjà parce qu’il faut bien faire un choix, en effet, je préfére couvrir une épreuve “à fond” plutôt que d’avoir des images de tout mais sans vraiment faire le tour du sujet. De plus, pour le cas de la descente, les bonnes images ne se font qu’en grimpant dans la montagne (à mon avis), donc très chronophages. Ensuite, bien que toutes les disciplines du VTT soient photogéniques, la descente est la plus spectaculaire et la plus engagée.
Nous voici donc Dimanche matin, rendez-vous est pris avec Greg Mistral pour aller shooter du gros vélo. Après quelques rencontres autour des stands et des épreuves de trial (discipline vraiment impressionante), nous nous dirigeons vers la face de Bellevarde, face mythique s’il en est, tant pour le VTT que pour le ski.
Courage et motivation sont indispensables pour entreprendre la montée à pied, mais le repérage de la descente se fera bien mieux que les fesses posées dans le téléphérique de l’Olympique. Nous montons donc gaiement en observant les premiers riders qui s’échauffent et en profitons pour noter les passages délicats et les angles possibles. Certains endroits mériteraient que l’on s’y attarde, mais Greg, qui à déjà fait un repérage la veille, me convaint de continuer. Effectivement, il ne fallait pas trainer car nous arrivons à un spot mi-poussière mi-bosquet où la lumière est presque parfaite. Un peu de grimpette-escalade nous permet de nous placer pile-poil face à la sortie du passage. Quelques images plus tard, nous continuons notre ascension et arrivons à un endroit bien dégagé qui permet encore quelques belles captures. Quelques litres de transpiration plus tard (il faisait tout de même très chaud…) et nous voilà dans un passage à la fois rapide, technique et levant de la poussière: parfait ! Nous y passons un bon moment, explorant chacun de notre côté les différents angles possibles et imaginables. Viens le moment de l’attente avant le vrai début de la compét’.
Moment d’ailleurs fort sympathique ou nous échangeons sur nos propres repérages et techniques utilisées.
Un coup de sifflet retentit, le premier rider s’est élancé, je saute sur mon boitier et l’attend de pied ferme, il arrive, la rafale du D300 résonne dans mes oreilles, c’est partit, il est 14h, nous en avons jusqu’à 17h à raison d’1 rider environ toute les 30 secondes. Et oui, il y a tout de même 500 participants!
C’est d’ailleurs le moment de la séparation entre Greg et moi, chacun ayant son programme en tête, en sachant que les meilleurs passent à la fin et que le soleil effectue quasiment un 180° entre le début des repérages et la fin de la compétition.
L’après-midi est ponctuée de passages impressionants et de chutes qui ne le sont non moins. À partir de 15h, le soleil commence à jouer à cache-cache pour finalement ne faire que d’éphémères apparitions.Bien évidemment, lorsque le top 50 entre en piste, il a quasiment disparut.
17h, la course se termine avec des passages ultra rapides et des trajectoires surréalistes pour finir sur la victoire sans surprise de Fabien Barrel.
Pour plus d’info sur la course en elle-même, je vous invite à aller visiter le très bon site vtt attitude.net, qui, ceci dit en passant, utilise certaines de mes photos pour son article, merci Florent.
Le coin technique:
Au niveau du matériel, j’ai principalement utilisé le D300 sur lequel était monté le 70-200 couplé au TC-17. Pour les plans larges et les filés, c’est le D70 couplé tantôt au tokina 116, tantôt au sigma 18-50 + filtre ND8 et flash SB-900 qui s’en est chargé. Le fait d’utiliser 2 boitiers permet d’éviter les changements d’objectifs, et dans un environnement aussi poussiéreux, c’est un plus.
Techniquement, comme souvent, j’ai principalement travaillé en manuel. Les photos de débuts de journée sont prises au 1600ème de sec à 400iso, pour des ouvertures variant entre f5 et f9. Les dernières photos quand à elles, c’est du 2000 iso f4,8 et 800ème de sec, autant dire des conditions affreuses.
Pour les filés, c’est généralement du 30ème de sec avec des ouvertures variant entre f8 et F11 à 200 iso (le D70 ne descend pas en dessous).
En conclusion, une bien belle journée ou on en a pris plein les yeux et qui c’est terminée par un petit apéro bien mérité
Du 12 au 16 Août 2009 s’est déroulée l’exposition “Figures de Tignes, portraits en noir et blanc de Tignards d’aujourd’hui”.
Ce projet est né de Michel Robert, qui, inspiré des “gueules de Rungis” (Kate Barry) m’a proposé de faire de même avec la population deTignes. Emballé par ce projet, j’ai pris contact avec Cédric Broët, archiviste municipal et historien doué d’un talent d’écriture. La réalisation de cette expo s’est ensuite faite en plusieurs étape.
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ÉTAPE 1:
Ensemble, nous avons commencé par déterminer qui nous allions intégrer à cette expo, tâche moins simple qu’il n’y parait. Ce panel a été établi en fonction de nos connaissances de la commune. Aussi demeure-t-il subjectif et personnel.
Au départ, nous avions une liste de plus de 60 noms, ce qui était complétement irréalisable en moins de 2 mois, temps qui nous était impartit.
Finalement, nous avons retenu une trentaine de personnes, soit 32 photographies.
ÉTAPE 2:
Ensuite, vient la prise de contact, avec des accueils mitigés, certains sont emballés, d’autres méfiants, certains impressionnés, voir non concernés. Mais c’est finalement une belle aventure humaine que toutes ces rencontres avec des gens que l’on pense connaitre, ne serait-ce que de nom. Cédric et moi-même discutons longuement avec ces personnes, lui pour écrire les textes qui accompagneront les photos, moi pour tenter de cerner la personnalité du futur modèle.
ÉTAPE 3:
Puis c’est la scéance de prises de vues, à chaque fois différente. Parfois, je sors le grand jeu à coup de flashes, parapluies et réflecteurs, parfois la lumière naturelle se suffit à elle-même. Quoiqu’il en soit, il faut faire vite, le temps de chacun est compté. Les premières prises sont rarement les bonnes et servent souvent à créer un moment de complicité en dialoguant avec le sujet et en lançant quelques boutades. J’en profite également pour paufiner ma composition. Une fois l’ambiance détendue et la confiance acquise, je peux me concentrer sur l’expression que je veux faire ressortir en fonction de la personnalité, de l’histoire, du modèle. Pas simple !!!
Toutes les prises de vues ont été réalisées directement en noir et blanc afin de contrôler le rendu de l’éclairage.
Pourquoi le noir et blanc?
Pour son côté intemporel bien sûr, mais aussi pour son aptitude à rendre la lumière et les forts contrastes. Forts contrastes que nous retrouvons dans cette population Tignarde d’aujourd’hui, que l’on peut qualifier de cosmopolite.
ÉTAPE 4:
Les photos sont toutes dans la boîte, il faut maintenant séléctionner celles qui seront exposées, à raison d’une quarantaine d’image par personnes, ça fait du boulot. Heureusement, Cédric a pu apporter son regard de “non-photographe” pour passer outre la technique et se concentrer sur l’émotion. Ainsi, nous voici avec 32 photos retenues.
ÉTAPE 5:
Voici l’étape des tirages, le choix est difficile entre budget et qualité. Finalement j’opte pour la qualité, et je ne suis pas déçu. Les impressions ont été réalisées par les soins du laboratoire Luminances.net sur du papier Hahnemühle fine art baryta 320 Gr en format 30×40, puis collés sur du carton plume.
ÉTAPE 6:
La mise en place. Une partie non négligeable car elle demande des moyens logistiques important, surtout en terme d’éclairage.
Une fois les photos et les légendes en place, suivant un ordre cohérant. Le casse-tête des lumières peut commencer. Nous avons utilisé des halogènes sur pied, comme chacun peut posséder chez lui, ainsi que des projecteurs.
ÉTAPE 7:
l’inauguration ! et là je tiens à remercier Martine et Michel Robert pour le pot d’accueil et le buffet, c’était parfait.
Le plus difficile, aura été de prendre la parole pour un petit discours!
ÉTAPE 8:
Le bilan.
Il est plutôt bon pour une première exposition puisqu’à raison de 120 visiteurs le premier jour et un minimum de 40 passages les jours suivants, celà nous porte à pas loin de 300 visiteurs.
En outre, 99% des retours sont positifs et le livre d’or compte pas loin de 70 témoignages.
Ceci nous a donc confortés Michel, Cédric et moi dans l’idée de continuer l’expérience. Il y aura donc une saison 2 l’été prochain et une saison 3 l’été suivant, ce qui devrait nous permettre de vraiment englober toutes les “Figures de Tignes”.
Remerciements:
Tout d’abord merci à Michel et Martine Robert, pour l’idée, pour le local, pour le pot d’accueil.
Un énorme merci à Cédric Broët qui a fait un travail remarquable, tant au niveau de l’écriture que de la prise de contact et de la logistique.
Bien évidemment, un énorme merci aux modèles d’avoir joué le jeu.
Merci également, à l’office de tourisme de Tignes pour les panneaux d’exposition, à Tignes développement et à la mairie de Tignes pour le prêt des lumières et des cables électriques.
Merci également à Jean-Baptiste Cannat, de Luminances.net, pour la qualité de ses tirages, sa réactivité-rapidité et son écoute.
Et bien sûr, un grand merci aux personnes qui sont passé voir cette exposition, avec une mention particulière à ceux qui ont eu la gentillesse de laisser un mot dans le livre d’or.
Un remerciement spécial à Yannick, mon webmaster (http://www.tignescape.com/), qui a livré le site dans les temps pour le lancement officiel.
Pour finir, merci à mon épouse, Sylvia, et mon fils, Noah, pour leur patience.